Affi N’Guessan : « Ce n’est pas à moins de 2 ans de la fin de son mandat qu’Alassane peut transformer quoi que ce soit »

Affi N'guessan
Affi N'guessan

A la fin de la session parlementaire de 2019, ce lundi 1er avril, le président du Front populaire ivoirien (), Pascal Affi Nguessan a donné son avis sur le discours du président de la république et s’est prononcé sur les questions de la réforme de la CEI et de la réconciliation nationale.

Présent à l’hémicycle, Affi N’guessan n’a pas tardé à réagir au discours d’Alassane Ouattara qu’il a qualifié de réchauffé. Pour lui, il n’y a  aucune certitude que ce discours puisse changer quoi que ce soit dans la réalité du pays. Selon le président du FPI,  Alassane a eu presque 10 ans pour mettre en œuvre un programme de gouvernement économique et social, ce n’est pas à moins de deux (02) ans de la fin de son mandat qu’il peut transformer quoi que ce soit.

« Nous avons à plusieurs reprises indiqué que pour nous c’est une refonte totale du dispositif des élections. Il ne s’agit pas seulement de changer des membres de la CEI, mais de reconstruire une CEI qui fait confiance et nous ferons valoir nos actions dans le cadre des négociations », a-t-il déclaré sur l’épineuse question de la CEI.

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Quant à la réconciliation nationale, le président du conseil régional du Moronou a une fois de plus accusé le pouvoir en place pour son manque volonté politique : « Nous sommes ouverts à la réconciliation, nous avons en ce qui nous concerne au FPI, parlé des états généraux de la république depuis 2013, et si aujourd’hui la réconciliation nationale piétine, c’est parce qu’il n’y a pas de volonté politique pour poser des actes majeurs pour faire en sorte que la Côte d’Ivoire tourne définitivement la page des violences de 2010, 2011 », a-t-il dit.

Aussi a-t-il proposé qu’il y ai une décrispation totale, la fin des arrestations arbitraires, la fin du piétinement de la loi, la fin de la privation de la liberté syndicale. Car pour lui, ce sont des mesures anti démocratiques qui ne peuvent pas contribuer à la réconciliation nationale. Et d’enfoncer le clou : « Depuis la crise, c’est un seul camp qui conduit son processus de réconciliation comme il l’entend, en malmenant les autres acteurs ».

Prince Beganssou

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