Depuis quelque temps, la vie des partis politiques est marquée par le bicéphalisme. Petit comme grand, aucun parti en Côte d’Ivoire n’échappe à ce phénomène à deux têtes. , , , , , . Selon la Friedrich-Ebert-Stiftung Côte d’Ivoire (FES). Bicéphalisme des partis politiques en Côte d’Ivoire.

Sous certains cieux, ce phénomène serait salué car il incarnerait le dynamisme de la démocratie et du débat au sein des partis. Malheureusement, chez nous en Côte d’Ivoire, ce bicéphalisme répond à des jeux de chaise et de portefeuilles.

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Quel est l’intérêt d’un tel système ? La conclusion qui ressort de l’analyse de ce phénomène, c’est que chacun se bat pour avoir un poste ou se maintenir à un poste. Malheureusement ce combat se mène au détriment des militants, même si ceux-ci ne sont pas toujours innocents.

Et le grand perdant demeure la Côte d’Ivoire et son processus démocratique. Surtout qu’il arrive que le système judiciaire se laisse prendre au jeu. Comment en sommes-nous arrivés là ? Les partis politiques se construisent en principe autour des valeurs et des principes.

« Sous nos cieux, beaucoup de partis sont créés grâce à la volonté d’un individu, par cet individu et pour cet individu »

Sous nos cieux, beaucoup de partis sont créés grâce à la volonté d’un individu, par cet individu et pour cet individu. Le seul référent demeure ‘‘Le Président a dit…’’. Le culte de la personne. Dans ce cas, quelle place pour le débat? Quant à la formation, elle n’existe quasiment pas.

Chers sociaux-démocrates, si la situation est regrettable, elle n’est pas perdue si nous adhérons à cette citation de Friedrich Ebert « La démocratie a besoin de démocrates ». Soyons des démocrates là où nous le pouvons !

Friedrich-Ebert-Stiftung Côte d’Ivoire

4.6 milliards pour l’enrôlement : « Tout cet argent dépensé était-il nécessaire ? » (Friedrich-Ebert-Stiftung Côte d’Ivoire)