, le responsable de la communication du dans cette interview à , a rappelé que son parti a rompu avec le , ce qui occasionne des remous sociaux ces derniers temps. Il exige la réforme de la CEI actuelle. A l’en croire, le aura son candidat en 2020. Mais quand la journaliste lui pose une question sur la candidature de Bédié, il se montre hésitant. 

 Votre parti est miné par des dissensions internes. A quelques semaines des électorales ne craignez-vous pas un effondrement de votre électorat ?

Non pas du tout. Le PDCI-RDA est la plus vieille formation politique de Côte d’Ivoire et la seconde formation politique en âge après l’ANC de Nelson Mandela en Afrique subsaharienne. Nous avons traversé diverses crises nous sommes conscient qu’il y aura des secousses aujourd’hui, demain mais nous sommes confiants. L’objectif est l’élection de 2020.

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 Comment allez-vous faire campagne avec des équipes en ordre dispersé ?

Elles ne sont pas vraiment en ordre dispersés. Ce qui s’est passé, c’est que nous avons rompu l’alliance qui nous unissait avec le RDR et d’autres partis au sein du RHDP et nous avons repris notre autonomie. Nous avons décidé de partir pour l’élection de 2020, ce qui emmène des soubresauts par rapport aux autres partis. Dans cette nouvelle configuration, certains que nous qualifierons de faibles, préfèrent être proche du RHDP. Cela est leur choix personnel. En ce moment, nous restons avec les militants les plus convaincus.

Pour vous ces élections locales ne sont donc pas importantes ?

Elles le sont mais les véritables enjeux, c’est 2020. Il faut savoir que ce qui se passe aujourd’hui c’est le positionnement pour 2020. Aujourd’hui, nous avons des élections locales, municipales et régionales qui vont arriver mais qui n’auront pas de véritable enjeux à partir du moment où la CEI dont nous demandons la réforme. La réforme ne semble pas plaire au parti au pouvoir. Ces élections n’auront pas la même légitimité aux yeux des militants et des ivoiriens. Aujourd’hui, compte faire cavalier seul ;

Finies donc les alliances ?

Finies les alliances. Nous avons le FPI qui est notre parti d’opposition traditionnel. Ce sont nos adversaires politiques mais pas nos ennemis. Nous sommes sur des combats communs aujourd’hui, à savoir la réforme de la CEI et ils vont certainement présenter un candidat en 2020. Nous aurons l’un envers l’autre une bienveillante attention. On parle souvent d’une alliance PDCI-FPI de Laurent Gbagbo.

Qu’en est-il ? Y a-t-il une alliance ou pas ?

Il n’y a pas formellement d’alliance.

 Mais pourquoi êtes-vous allé rencontrer Laurent Gbagbo à la CPI ?

Je l’ai rencontré tout simplement parce que le PDCI-RDA est un parti de paix et de dialogue. Et le président Félix Houphouët Boigny nous enseignait que la paix ce n’est pas un vain mot, c’est un comportement. C’est ce comportement que nous avons eu envers le FPI, envers Laurent Gbagbo, envers . Nous avons à cœur la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens.

Ces événements, depuis août 2018 ne vont-ils pas entacher le leadership de pour la présidentielle de 2020 ?

(Moment d’hésitation). Non, je ne vois pas pourquoi.

Vous avez hésité…

Non mais parce que vous avez parlé…présidentielle et Henri Konan Bédié. Nous n’avons pas encore désigné de candidat. Le PDCI-RDA va se choisir un candidat, cadre militant du parti, pour l’élection de 2020.

Serez-vous candidat ?

C’est au parti de décider mais nous avons suffisamment de personnalités capables d’être candidates à l’élection présidentielle de 2020.

Propos retranscris par Karina Fofana

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