« Je trouve inadmissible que celui qui parle au nom des Abbey à l’assemblée nationale s’appelle  ». Ces propos jugés dangereux pour la cohésion sociale ont été prononcés par Moïse , le 14 août 2018, alors qu’il recevait la visite de Kouadio Konan Bertin. IvoireSoir.net a pu authentifier cette déclaration et la retranscrit en intégralité pour vous, afin que chacun fasse sa propre opinion.  propos tribalistes ?

Notre sortie de prison après sept ans, est un acte qui va dans la bonne direction pour la Côte d’ivoire. Nous sommes sortis et nous apprécions cet acte à sa juste valeur. Notre devoir est de réaffirmer à nos camarades que nous n’avons pas changés. Ils ont essayé de nous briser, briser notre mental que, nous devons réaffirmer nous sommes sortis avec la même détermination, avec le même courage, avec le même dévouement pour notre pays la Côte d’Ivoire.

A lire aussi. « En sortant de prison, j’y ai laissé la haine » : L’appel de Bendjo à Simone, Lida, Assoa…

Nous attendons que ce que le président a si bien commencé, qu’il l’achève. Il se réclame d’un illustre homme du président Félix , le père fondateur. Nous savons tous qu’ , à son début, a eu des difficultés. Que le pardon aille au-delà de la discrimination. C’est la décision finale de la CPI en octobre qui pourra donner la paix en Côte d’Ivoire.

« A Lakota, chaque fois que le voulait un candidat, pour représenter le peuple à l’assemblée nationale, il trouvait un pour être le candidat du  » (Lida)

Après avoir servi la nation pendant seize ans à l’ Université et enseigné de haut cadres de la nation, après avoir été un an et demi conseillé du président Guéi, après avoir été ministre d’Etat, après avoir été dix ans député à l’assemblé nationale, je ne peux pas accepter de vivre, dans une carcasse de maison calcinée à Lakota alors que celui même qui a été aux commandes de ces faits s’est bâti un quartier à Lakota. Moi je suis assis dans les cendres de ma maison et lui, il a tout un quartier à Lakota et il s’appelle Kouyaté.

Lida Kouassi propos tribalistes ?

On ne peut pas l’accepter. Il faut qu’on s’asseye et qu’on discute. Il y a eu destruction, expropriation, extorsions de biens. A qui incombe la réparation ? Je n’ai pas de véhicule, je ne peux pas prendre le bus. Dans cette maison où j’ai été capturé j’avais huit véhicules que j’avais acquis pour la campagne présidentielle. Non seulement ma maison a été pillée, mais ils l’ont incendiée. Je connais le commando qui est venu chez moi, je connais celui qui le dirigeait.

Je ne comprends pas pourquoi des personnes sont parachutées dans certaines localités pour être des élus de la nation alors que le président Houphouët-Boigny nous a appris la géopolitique. Je ne peux pas comprendre, c’est personnel, le PDCI-RDA nous a dirigés pendant 42 ans. A Lakota, chaque fois que le PDCI-RDA voulait un candidat, pour le représenter et représenter le peuple Dida à l’assemblée nationale que nous appelons en science politique la représentation nationale, il trouvait un Dida pour être le candidat du PDCI-RDA, un Dida militant du PDCI-RDA, candidat du PDCI-RDA pour aller parler au nom des Dida à l’assemblée Nationale.

Si on est Houphouëtiste on doit s’inspirer de cela. Aujourd’hui celui qui parle au nom des Dida de Lakota à l’assemblée nationale s’appelle Kouyaté Abdoulaye. Je trouve inadmissible que celui qui parle au nom des Abbey à l’assemblée Nationale s’appelle Adama Bictogo, que celui qui parle au nom des Agni d’Aboisso s’appelle Sylla.

Propos retranscrits par Prince Beganssou

Lida Kouassi : « Le nombre de prisonniers politiques est passé de 0 à 800, ô honte ! »