Simone Gbagbo et laurent Gbagbo
Simone Gbagbo et laurent Gbagbo

Des propos attribués à Ange Rodrigue Dadjé, avocat de Simone Gbagbo, dans le magazine Jeune Affrique, relancent le débat sur le sujet ‘’continuer le combat ou attendre Laurent Gbagbo’’.

« Simone ne conteste pas l’autorité de Gbagbo. Mais elle veut mettre le parti en ordre de bataille. Est-ce bien réaliste de vouloir gérer un parti depuis l’étranger ? On ne sait pas quand Gbagbo va rentrer. Pourquoi attendre ? », a déclare Me Dadjé dans Jeune Afrique. Partant de ce texte, pour les Pro-Affi ces propos signifient qu’ils ont toujours eu raison de vouloir continuer le combat politique quand bien même Laurent Gbagbo, fondateur du front populaire ivoirien (FPI) soit incarcéré à la Haye pour crimes contre l’humanité depuis 2012.

Pour ceux qui proclament haut et fort Gbagbo ou rien (GOR), au contraire, les propos tenus par Ange Rodrigue Dadjé, n’engagent que lui. Et, cela bien qu’il soit l’avocat de Simone Gbagbo. « Dadjé est-il le garant du FPI pour que de par ses propos, on puisse donner raison à Affi N’Guessan. Si Dadjé l’a dit vraiment, chose n’est pas encore vérifié, c’est qu’il s’est trompé comme Affi, c’est tout », soutient un GOR.

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Notons qu’Affi N’Guessan à la tête du FPI a décidé de ne pas pratiquer la politique de la chaise vide comme le demandait l’aile dure du FPI dirigé par feu Aboudramane Sangaré. Pour cela, il avait été traité de ‘’vendu’’ par ces anciens camarades de lutte. Pour ces derniers, pas questions de traiter avec le pouvoir Ouattara. « Que Affi ait le courage de nous donner le nom de son parti politique. Ce n’est assurément pas au nom du FPI qu’il traite avec le gouvernement Ouattara », signifiait un cadre de la tendance pro-Sangaré.

Alors, présenté comme l’un des très proches de l’ancienne première dame ‘’Sa garde rapprochée’’ dans une des parutions du mois de février de Jeune Afrique, Ange Rodrigue Dadje dirait-il haut ce que Simone Gbagbo pense bas ? D’ailleurs une rumeur de plus en plus persistante avait fait le tour des réseaux sociaux en février dernier sur le divorce entre Laurent Gbagbo et Simone Ehivet.

Elle aurait exigé la présidence du FPI avant d’accorder le divorce à Laurent Gbagbo. Rappelons que l’avocat a été le conseiller principal de Simone Gbagbo lors de son procès à Abidjan. Devenus très complices. Il fait désormais partie de son cabinet d’ancienne première dame, où il traite tous les aspects juridiques.

Roxane Ouattara