Débutée le 9 décembre 2018, la quinzaine de la lutte contre la corruption organisée par a atteint son point de chute ce samedi 22 décembre 2018 à Abidjan-Cocody. En présence d’acteurs de la société civile, cette dernière journée a été l’occasion de causerie-débat autour du fléau.

Pour , directeur de la sensibilisation et de l’éducation a la haute autorité pour la bonne gouvernance, représentant de la haute autorité de la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption est l’affaire de tous. « La lutte contre ce phénomène doit commencer dans nos maisons. Il faut en faire notre bataille au quotidien. Les ivoiriens doivent être éduqué à la citoyenneté. La protection du bien commun doit être l’affaire de tous », a-t-il souhaité.

Continuant, il a expliqué que depuis que la haute autorité de la bonne gouvernance existe la Côte d’Ivoire a fait beaucoup d’efforts. Il l’a exprimé en ces termes : « Aujourd’hui, nous comptons à 70% de déclaration de bien des autorités ivoiriennes. Une des solutions de ce fléau, c’est impérativement, la dématérialisation du service public ».

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, président de CIVIS-CI, pour sa part a raconté le déroulement des quinze jours d’actions de la lutte contre la corruption. « De la sensibilisation au niveau des populations, le recueil auprès d’experts leurs définitions exact de la corruption, les conséquences et enfin des pistes de solutions pour éradiquer ce fléau. Enfin faire un bilan de tout le travail effectué ».

Selon lui, le privé, les médias, les partis et groupements politiques doivent être impliqués dans cette lutte. « Malgré les cinquante place gagnées par la Côte d’Ivoire et qui l’amène à la 103ème place du classement mondial dans la lutte contre la corruption, les comportements dans nos services publics sont de loin de nous faire honneur.

Continuant, il a reconnu les efforts de l’Etat de Côte d’Ivoire mais pour lui beaucoup reste à faire : « La nomination d’un procureur spécial de lutte contre la corruption ou un haut magistrat qui n’a jamais appartenu à un quelconque parti politique ou n’a jamais milité pour un parti politique, l’élaboration de rédaction d’un calendrier de la stratégie nationale, mettre à disposition le décret d’application sur la loi qui protège les dénonciateurs, les victimes ou leurs familles contre les auteurs de la corruption », a proposé Christophe Kouamé.

CIVIS-CI est une association d’éducation à la citoyenneté, à l’éco-citoyenneté, à la promotion et à La Défense des droits humains.

Roxane Ouattara