Le président du Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire () , a tenu une conférence de presse ce jeudi 13 septembre 2018, au siège de ladite structure. Une conférence au cours de laquelle ils ont décidé une journée presse morte ce lundi 17 septembre 2018. 

L’aide à l’impression 2018 et le point des arriérés avec , maison de distributions des journaux, sont essentiellement les deux sujets à l’ordre du jour de l’Assemblée générale extraordinaire du Groupement des éditeurs de presse de Côte d’Ivoire (Gepci). Cette rencontre qui s’est achevée par une conférence de presse animée par le président du Gepci, Patrice Yao, a eu lieu au siège de la structure à Adjamé, hier.

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Au cours de cette conférence de presse, une importante décision a été prise. Il s’agit de  la non parution des journaux, le lundi 17 septembre 2018. « Nous sommes en total désaccord avec Edipresse sur sa méthode de distribution, qui est censé couvrir tout le territoire national mais qui dessert seulement 40% du territoire. En plus, Edipresse nous doit 3 mois d’arriérés de chèque.

Les mois de juin, juillet et août, alors que nous sommes en septembre, ne sont pas encore payés par Edipresse. La responsabilité de notre situation incombe à Edipresse. Alors, il est temps que nous prenions notre destin en main. L’on peut critiquer le contenu de nos journaux, mais il faudrait aussi que nos produits soient partout en Côte d’Ivoire. Il était donc bon de faire un véritable diagnostic et trouver des solutions.

« Nous ne voulons pas laisser mourir nos journaux. Nous avons eu plusieurs discussions avec Edipresse et le ministère et cela n’a rien donné »

Ajouter à cela, l’Etat a pris la décision, par le biais du Fonds de soutien d’aide à la presse, de réorienter  la subvention d’aide à l’impression à la presse. Cette subvention ne sera plus remise directement à la maison d’imprimerie comme par le passé. Mais où ira donc cette aide ? Pour protester contre ceci, nous avons décrété le lundi 17 septembre 2018 journée presse morte », a martelé le président du Gepci, Patrice Yao, en présence de ses plus proches collaborateurs. Puis, il est revenu au conférencier d’annoncer une nouvelle décision arrêtée après l’Assemblée générale.

« Nous ne voulons pas laisser mourir nos journaux. Nous avons eu plusieurs discussions avec Edipresse et le ministère et cela n’a rien donné. Nous nous organisons pour sortir de cette situation avec la mise sur pied de notre maison de distribution. Nous sommes en discussion avec des partenaires. C’est un projet très lourd mais nous devons le faire », a expliqué le président Patrice Yao. Cet après-midi, il est prévu une rencontre du Gepci avec le ministère de tutelle sur cette situation.

Source : Nouveau Réveil

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