Alassane Ouattara et Paul Kagamé à Abidjan le 19 décembre 2018

à propos de la visite du président rwandais à Abidjan : « Dieu veut nous dire que le Rwanda se rapproche de nous si… » Lire sa contribution.

Joyeux Noël à tous. Et surtout n’oublions pas dans nos prières de  bénir et de remercier profondément Notre Dieu, le Dieu de la Côte d’Ivoire pour ce qu’il fait pour nous et pour notre pays. En effet sans sa protection, où seront nous aujourd’hui, dans ce pays avec les comportements que nous avons ?

J’ai toujours cru que Dieu parlait à ses enfants. Mais que c’est nous qui avons des oreilles pour ne pas entendre. Dieu nous parle par nos parents, par nos enfants, par notre voisin, notre chauffeur, notre Président, notre curé, par les événements de notre vie… plus souvent que nous le pensons.

A lire aussi : Quand Kagamé donne une leçon anti-corruption à ses hôtes ivoiriens : « Il ne faut pas punir les petits et laisser les grands »

Sinon dites-moi pourquoi croyez-vous qu’en ce moment critique de notre histoire avons-nous reçu pour la première fois, la visite du Président du Rwanda? Parce qu’il a été invité? Non, Dieu veut nous dire que le Rwanda, 1000.000 de morts, se rapproche de nous, pas à pas, si nous ne faisons pas attention. Pourquoi nous a-t-il parlé de corruption ?

C’est pour nous dire que si nous continuons d’ériger l’argent en dieu, de détourner l’argent public pour nos besoins égoïstes et égocentriques nous connaîtrons le sort du Rwanda. La politique devrait être une saine et fraternelle compétition entre frères et sœurs porteurs d’un projet de prospérité pour la nation. Mais ce à quoi nous assistons, acteur ou complice, n’a rien à voir avec la politique ou la démocratie.

C’est la guerre, la pré-guerre pour la conquête du pouvoir, du pouvoir clanique. De 2010 et 2011 nous n’avons rien retenu. S’il nous plaît, soyons vigilants. Même s’il semble que parmi nous, certains ont intérêt que tout s’embrase, soyons vigilants. L’argent permet certes de régler des problèmes ici bas, mais c’est souvent lui qui nous conduit en enfer.

Je n’ai pas d’autre solution à proposer que l’amour, toujours l’amour de la patrie, des Ivoiriens de tous les Ivoiriens. Je vous demande pardon pour mes paroles. Je vous laisse, donc joyeux noël encore.

Gnamien Konan, Député,

Président de La Nouvelle Côte d’Ivoire