La Coordination des centrales du secteur de la santé de Côte d’Ivoire () est rentrée en grève le lundi 5 novembre 2018.

Pour , son porte-parole la grève a été suivie à 90%. «Au niveau des différents Centres hospitaliers universitaires CHU), le mot d’ordre a été observé avec un service minimum. Au niveau de l’intérieur du pays, dans plusieurs hôpitaux publics, la grève a été suivie à 90%», a soutenu .

Selon lui, la COORDISANTE qui regroupe 12 syndicats du secteur a réussi à paralyser le système sanitaire sur toute l’étendue du territoire national. Poursuivant, le porte-parole a indiqué que les consignes d’observation de la grève notamment le service minimum ont été suivies dans l’ensemble des établissements sanitaires publics sur toute l’étendue du territoire.

Nous pourrons suspendre le mot d’ordre si nous obtenons la signature sine die, d’un décret prenant en compte les revendications à caractère financier

Toutefois, au second jour de la grève, Boko Kouaho a fait savoir qu’il existe des conditions pour la suspension du mot d’ordre de grève. « Nous pourrons suspendre le mot d’ordre si nous obtenons la signature sine die, d’un décret prenant en compte les revendications à caractère financier.

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Notamment l’octroi d’indemnité de logement, d’indemnité de risque, d’indemnité de suggestion. Nous réclamons en outre la substitution de la prime annuelle d’intéressement jugée dérisoire à une prime payable chaque trimestre, prime payée sur les recettes de l’Etat» a-t-il souligné. Rappelons que c’est depuis 2017 que les agents de la santé menacent de rentrer en grève.

Ils ont déposé un préavis de grève en juillet 2018 et jusqu’à ce jour, ils n’ont obtenu aucune réponse. Pour la coordination, , le nouveau ministre de la santé et de l’hygiène publique a eu assez de temps depuis sa nomination pour étudier le dossier.

Roxane Ouattara

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