Laurent Gbagbo
Laurent Gbagbo

La a décidé de la mise en liberté conditionnelle de l’ex-président ivoirien le 1er février 2019. Parmi les conditions édictées par les juges pour bénéficier de sa liberté conditionnelle figurait l’obligation pour de résider dans un Etat membre de la , en attendant un éventuel procès en appel.

Cette liberté conditionnelle en Belgique est similaire à une liberté emprisonnée. Le vendredi 1er février dernier, à l’initiative des juges de la chambre d’Appel, une audience publique s’est tenue à la Cour Pénale Internationale pour décider du maintien en détention ou de la mise en liberté du Président Laurent Gbagbo et du Ministre Charles Blé Goudé, telle qu’ordonnée le 15 janvier dernier par les juges de première instance.

Au terme des délibérations, les juges de la chambre d’Appel ont décidé de la mise en liberté, sous certaines conditions, des deux personnalités acquittées de toutes les charges retenues contre elles par l’accusation. Parmi celles-ci, (les conditions édictées par les juges) figuraient l’obligation de résider dans un Etat membre de la CPI, en attendant un éventuel procès en appel.

Rappelons que Laurent Gbagbo avait quitté les Pays-Bas en début de soirée, le mardi 5 février escorté par des officiers de sécurité de la Cour pénale internationale (CPI) avant d’être remis aux autorités belges peu avant 22 heures. Les trois conditions assujetties à sa liberté conditionnelle en Belgique sont : Laurent Gbagbo devra s’inscrire auprès de l’administration de sa commune dans les 90 jours; il n’est pas autorisé à quitter sa municipalité de résidence ; se pointer au commissariat de sa commune toutes les semaines.

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Sans obtenir l’autorisation préalable de la CPI et des autorités belges, il ne sera pas non plus autorisé à s’exprimer publiquement sur son affaire. Cette liberté conditionnelle accordée à l’ex-président s’apparente plutôt à une liberté provisoire sous condition. Cependant, celle-ci est meilleure à celle de la prison qui ne peut même pas être assimilée à une liberté quelle que soit la forme.

En détention à la CPI depuis novembre 2011, Laurent Gbagbo était jugé pour crimes contre l’humanité durant la crise post-électorale de 2010-2011. Son poulain Charles Blé Goudé, également acquitté par la Cour pénale internationale patiente toujours sur le territoire hollandais, en attendant de trouver un pays d’accueil.

Karina Fofana