Alain Lobognon et Richard Adou

Le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a animé une conférence de presse ce vendredi 11 janvier 2019, à son cabinet sis au Palais de la justice du Plateau. Il a annoncé des poursuites judiciaires contre le député , pour divulgation de fausses nouvelles. répond au mandat d’arrêt du procureur Adou, de son côté.

A en croire le procureur de la République Richard Adou, l’ex-ministre des Sports, Alain Lobognon a divulgué sur les réseaux sociaux, une information faisant état d’un mandat d’arrêt contre , maire élu du Plateau.  «Cette fausse nouvelle abondamment reprise par les internautes et plusieurs organes de presse », selon lui, «  à crée l’émoi et engendré des manifestations, des sit-in et autres appels à la violence », a expliqué Richard Adou avant d’ajouter, «  heureusement jugulé par les forces de l’ordre déployés dans les artères de la ville d’Abidjan principalement devant le Palais de justice ».

« Je n’ai pas peur »

«  J’ai donc instruit la section recherche de la gendarmerie nationale à l’effet de rechercher l’intéressé, de l’appréhender et de le conduire devant mon parquet pour être subi contre lui les faits de flagrants délits, les faits de divulgations de fausses nouvelles et de divulgations de fausses nouvelles », a-t-il précisé. « Lesquels faits sont prévus et punis par l’article 173, 174 ? 175 et 178 alinéa 2 du code pénal », a justifié le Procureur de la République.

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A l’en croire, « celui qui piétine la loi, doit s’attendre surtout que cette loi qui a été faite par lui-même (NDLR : Alain Lobognon) parce que quand on est élu dans une circonscription, on dépend de toute la nation », et de conclure, « quand vous faites des lois que vous ne pouvez pas les respecter, le juge est chargé de vous obliger à les respecter ».

En réaction, le député de Fresco, Alain Lobognon affirme sur sa page Facebook qu’il s’attendait à son arrestation, « je l’avais déjà dit. Nous sommes tous des prisonniers en sursis. Le Procureur de la République vient de me donner raison. J’irai sans contraintes. Les Ivoiriens doivent savoir que la défense de libertés citoyennes est un combat continu que j’ai débuté en 1994 », a promis Lobognon. « Je n’ai pas peur », a-t-il prévenu.

Karina Fofana