Marcel Amon-Tanoh

La cérémonie d’ouverture du colloque régional de la commission nationale ivoirienne pour l’UNESCO d’Abidjan s’est tenue mardi 12 mars 2019 à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, en présence de , présidente du groupe de travail pour la Côte d’Ivoire, par ailleurs, ministre de l’Education nationale et de , ministre des affaires étrangères et parrain de la cérémonie.

‘’La migration irrégulière de l’Afrique de l’ouest vers l’Europe : Quels défis pour les pays de la CEDEAO ?, tel est le thème du colloque régional sur la migration irrégulière.

Pour Kandia Camara, ce phénomène longtemps négligé a pris des proportions dangereuses que les pays de la CEDEAO ne doivent pas négliger : « Compte tenu du grand nombre de jeunes ivoiriens qui participent à cette aventure meurtrière, nous avons jugé opportun en tant que membre du gouvernement ivoirien de nous associer à ce programme pour que des questionnements soient faits pour que des jeunes soient interrogés, pour que des experts se penchent sur ce fléau et que des solutions soient trouvées afin d’éviter à nos jeunes d’aller à cette aventure périlleuse pour eux ».

Poursuivant, elle a indiqué qu’en attendant que des solutions concrètes soient trouvées, le gouvernement a opté pour la sensibilisation. « Dans les établissements scolaires, à l’université, dans les associations et organisations de jeunesse les différents ministères mènent des actions des actions de sensibilisations. Aujourd’hui le gouvernement mène des actions en faveur des jeunes en termes de formation, d’opportunités d’emplois. Nous disons aux jeunes que l’eldorado dorénavant c’est en Côte d’Ivoire ».

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Félicitant Kandia Camara pour l’initiative du colloque à Abidjan, Marcel Amon-Tanoh a témoigné de la douloureuse épreuve de la migration irrégulière et a invité les participants à sortir des résolutions concrètes pour en sortir. Il l’a indiqué en ces termes : « Je souhaite que ce colloque nous propose des solutions d’une part, mais réfléchisse sur les causes profondes qui engendrent le problème d’autres parts. 75% des jeunes qui s’essaient à cette aventure, ne sont pas au chômage et ils dépensent à peu près un million à un million cinq-cents mille FCFA pour aller faire cette aventure mortuaire. Tant qu’on n’aura pas les causes profondes qui motivent ce mouvement, il sera difficile d’apporter des solutions adéquates à la résolution de ce problème ».

Pour finir, le ministre des Affaires étrangères a tenu à interpeler les partenaires occidentaux sur les difficultés des migrations régulier en Europe : « Nous accueillons ici des migrants Européens réguliers, qui viennent s’installer en Côte d’Ivoire dans un environnement qui leur ait favorable, nous souhaitons que le même environnement soit proposé à nos migrants réguliers vers l’Europe. En ce moment on atténuera aussi d’une certaine façon ce phénomène », a-t-il conclu.

Du mardi 12 au jeudi 14 mars 2019, les experts de la CEDEAO se pencheront sur la question de la migration irrégulière. Plusieurs personnalités de la zone CEDEAO et Giuseppina Nicolini, ex maire et lauréate du prix Felix Houphouët-Boigny de l’UNESCO pour la recherche de la paix pour son ONG SOS méditerranée pour leur travail en faveur des réfugiés et des migrants en 2017 prendront part à ces trois jours de réunions.

Roxane Ouattara