Paulin Claude Danho, ministre des Sports ivoirien

Le ministre des Sports Paulin Claude Danho a convié les présidents des fédérations sportives nationales à un déjeuner ce vendredi 21 décembre 2018, aux Deux-Plateaux (Abidjan).

Placée sous le signe de la convivialité et du partage, cette rencontre a eu pour objectif de dresser le bilan de l’année 2018, et présenter les perspectives pour l’année 2019. a tenté de répondre aux préoccupations évoqués par Mamadou Soumahoro le président de la  Conférence nationale des fédérations sportives de Cote d`Ivoire (CONAFes-Ci) qui se sont articulées sur plusieurs points.

« J’ai eu le temps de rencontrer tout le monde, jai eu l’occasion de discuter avec vous, échanger avec vous e je sais que vous êtes très engagés.  Le sport est un élément essentiel dans la dynamique de construction de notre pays et des pays d’une manière générale. C’est pourquoi il faut écouter avec beaucoup d’attention toutes les révendications, les propositions, les suggestions venant des acteurs du milieu du sport. Je suis ouvert à l’analyse de l’ensemble des préoccupations », a-t-il dit et de poursuivre :

La gestion des infrastructures

« J’ai insisté auprès du gouvernement qu’un des axes essentiels pour la promotion du développement du sport passe par un investissement massif bien ciblé dans les infrastructures et cela sera fait.

La tarification des infrastrutures

La tarification sera étudiée. Parce qu’on ne construit pas ces infrastructures pour les laisser à l’abandon. En même temps, nous devons avoir la culture de la maintenance. Il faut que la culture de la maintenace soit intégrée dans la construction de nos infrastructures. Et pour se faire, nous devons apprendre à payer pour entretenir. De la même manière qu’il faut avoir la notion des payages parce c’est ce qui permet de financer les routes de demain.

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Les exonérations

Vous ne pouvez pas d’un côté demander à avoir des ressources en faisant des exonérations. S’il y a des projets structurants qui doivent investir dans le sport, nous en tant que ministère des Sports, sommes prêts à les accompagner auprès du Cepici, auprès de toutes les structures parapubliques pour qu’ils aient  la meilleure fiscalité, pour exercer leurs activités.

Passeport de service

Si vous donnez des passeports à tout le monde, vous finissez par le dévaloriser. Si nous voulons donner de la respectabilité à nos documents, nous devons nous-mêmes leur donner une certaine sélection. Il n’est plus possible à nos athlètes de sortir du territoire sans une autorisation en bonne et due forme donnée par nous-mêmes.

Transformation digitale

Pour faire la transformation digitale, on frôlait le milliard. Nous avons commencé par notre propre ministère, nous avons mis en place un système de communication, un pôle digital au ministère des Sports avec la télévision numérique et nous demandons simplement aux fédérations d’alimenter par des informations. Il faut que les fédérations aient un site web. Je ne suis pas pour qu’on aille inventer des solutions qui ne sont pas forcément adaptées à notre environnement.

Il faut que les fédérations ne restent pas seulement en ville et à Abidjan, une fédération ce n’est pas fait pour venir prendre la parafiscalité et puis rester à Abidjan. C’est de faire en sorte qu’on aille jusqu’à , qu’on aille jusqu’à , partout il faut que la fédération soit visible.

Nous devons tout faire pour répondre aux grands rendez-vous internationaux pour le rayonnement de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi nous encourageons les fédérations non seulement à faire de la détection sur le plan national mais à faire de la prévision pour assurer une présence conquérante qui nous ramènera des lauriers et qui va assurer le rayonnement de notre pays ».

Prince Beganssou