, Président du (R.F.I.), lance un nouveau sursaut national, une Plateforme « non idéologique » de l’opposition à Ouattara.

Au moment où la Côte d’Ivoire court le grand risque d’être confisquée par un parti-Etat en gestation entre les mains du régime -, que fait-on pour éviter ce danger politique à notre pays ? Au moment où les libertés démocratiques, arrachées de haute lutte, depuis 1990, risquent, à nouveau, d’être dissoutes dans une ambition de pensée unique qui rampe, pour le moment, et qui va bientôt se dresser, dur comme l’acier et le fer, que fait-on pour sauver notre pays de ce péril ?

« Allons-nous accepter qu’on nous prenne tous au collet, pour nous ramener de force dans la situation nationale de 1960, époque où les Ivoiriens ne voyaient pas encore politiquement bien clair ? »

Nos vies et nos existences d’Ivoiriens, simplement même libres de penser et de s’exprimer différemment, méritent-elles l’étouffement moral qu’on nous prépare, quand naîtra ce parti-Etat du RDR-RHDP, et dont on vit déjà les signes avant-coureurs ? Allons-nous accepter qu’on nous prenne tous au collet, pour nous ramener de force dans la situation nationale de 1960, époque où les Ivoiriens ne voyaient pas encore politiquement bien clair ?

Une occasion, de dire Non à cette marche-arrière politique, se présente, heureusement aux Ivoiriens qui refusent d’entrer dans ce schéma d’enfermement de l’esprit. Cette occasion de refuser collectivement, massivement le retour à l’uniformisation de la pensée, est donnée par le Président  : la Plateforme non idéologique, véritable cadre d’expression du nouveau sursaut national qui se met en mouvement.

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Nous disons, aux Ivoiriens dignes, libres et fiers, que cette Plateforme non-idéologique appelle, en son sein, libéraux et socialistes, démocrates et patriotes, leaders et militants de gauche, de droite, du centre, forces et valeurs de la société civile, les Ivoiriens du Nord, du Sud, de l’Ouest, de l’Est, en passant par le Centre du pays, pour parler d’une seule et même voix : la voix de l’Ivoirien, tout court.

Nous en appelons à un nouveau sursaut national dont le seul souffle, hurlant le NON à Ouattara, suffira à éteindre le feu de la fournaise politique que son projet préparerait !

Aucun Ivoirien, qui écoute chanter l’Abidjanaise, notre Hymne national, et qui en a le frisson et la chair de poule en se sentant interpellé par les paroles fortes de ce grand chant patriotique de nos pères, ne peut, par devoir de mémoire, accepter l’émergence, en ce 21ème siècle des libertés démocratiques, d’un parti-Etat tel qu’il est échafaudé par ceux qui gouvernent le pays.

Qu’on ne regarde pas, sans pouvoir rien y faire, notre pays, la Côte d’Ivoire, mériter de se faire réduire à cette malédiction de Sisyphe qui, selon la légende, a été éternellement condamné à recommencer son labeur : pousser le globe terrestre jusqu’au sommet d’une montagne et refaire indéfiniment cette peine, puisqu’à chaque fois, le globe terrestre roule au bas de la montagne !

La Côte d’Ivoire  n’est pas ce Sisyphe de la légende, c’est un pays qui a connu l’avancée démocratique d’avoir quitté l’époque de la pensée unique et qui a donné, à ses filles et à ses fils, la liberté de penser différemment, sans que le ciel ni la foudre ne leur tombent sur la tête.

« Allons à cette Plateforme Bédié ! » comme on dit en : « Allons à Gagnoa » !

C’est pourquoi, nous disons à ceux qui hésiteraient encore à faire le pas vers cette Plateforme de refus de l’endoctrinement à la pensée unique, et qui se cloitreraient, par simples calculs, dans les limites des idéologies politiques : N’hésitons pas à rejoindre le camp de la vérité, car l’avenir d’un pays contraint à l’étouffement des voix est toujours du côté de l’opposition politique qui dit la vérité libératrice !

Nous le disons, et le répétons, aux Ivoiriens fiers de leur pays : il s’agit, avant tout, de nous rassembler, en gens de gauche, de droite, de centre, en qualité et en quantité, pour sauver la Côte d’Ivoire en danger d’asphyxie politique, sociale et économique.

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Il ne s’agit pas de porter secours au Président Henri Konan Bédié et au qui initient cette Plateforme de refus de l’autocratie, ni de regarder le doigt de Bédié qui montre la bonne voie à suivre, mais de secourir un pays mis politiquement en péril, en allant dans la direction que le doigt du Président Henri Konan Bédié montre aux Ivoiriens intelligents.

Car nous serons, dans cette Plateforme du nouveau sursaut national, des esprits et des intelligences à qui une simple utopie de retour au passé néocolonial, ne saurait enlever, ni les forces ni les compétences, de vouer ce projet de réinstauration du parti-Etat à l’échec.

Voulons-nous qu’on nous fasse payer cher, pour vivre et survivre désormais, l’air que nous respirons en Côte d’Ivoire, quand nous  n’aurons pu rien faire pour refuser ensemble la fin des libertés, qui s’annonce à grands pas ? Nous disons donc aux Ivoiriens indignés : « Allons à cette Plateforme Bédié ! » comme on dit en Zouglou : « Allons à Gagnoa » ! On se comprendra, au nom de la Côte d’Ivoire…

Sylvain Takoué, Président du Rassemblement des Fiers Ivoiriens (R.F.I.)