En collaboration avec la , l’ONG Actions pour la () a produit une étude sur l’évaluation du processus de réconciliation nationale.

Le rapport a été présenté jeudi 10 janvier 2019 à Abidjan-Cocody. ‘’Accompagner les victimes en leur redonnant la parole. Les aider à obtenir la vérité, la justice et la réparation des préjudices subis’’, est l’objectif de l’APDH dans cette étude d’où le thème : ‘’ Côte d’Ivoire, réconciliation nationale : où en sommes-nous ?

Pour Dr. Arsène Néné Bi, président de l’APDH les résultats de cette étude n’ont pas pour prétention d’offrir des solutions magiques : « C’est une contribution autour de l’épineuse question du processus de réconciliation nationale. (…) Il est essentiel de prendre un bon départ, et surtout s’assurer que la marche vers la réconciliation est irréversible. Cette réconciliation est nécessaire pour construire un destin commun et conduire et accélérer le processus de développement sur des bases sereines », a-t-il expliqué.

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S’adressant aux acteurs politiques, religieux, traditionnels, civils et militaires Dr Néné Bi a dit : « Nous sommes convaincus que l’autorité morale et spirituelle que vous incarnez, chacun d’entre vous, ainsi que votre amour pour la Côte d’Ivoire, sont des atouts majeurs qui vous aideront à impulser une dynamique nouvelle au processus de réconciliation nationale pour que le droit à la paix soit effectivement une réalité pour chaque ivoirien. Celle de créer les conditions permettant de ressouder les liens entre les différentes communautés entre elles et avec l’Etat ».

« La réconciliation est une œuvre qui s’inscrit dans la durée »

Quant à Florian Karner, représentant résident de la fondation Konrad Adenauer Stiftung partenaire financier de l’étude, la réconciliation d’une nation est un véritable processus qui s’inscrit dans la durée. « L’Allemagne aussi a connu une fracture socio-politique après la seconde guerre mondiale. Nous avons ensuite connu la réunification en 1989 soit après quarante et un ans. Mais jusqu’à nos jours, des séquelles existent encore et c’est bien dans le long terme que toutes les plaies seront refermées. La réconciliation est une œuvre qui s’inscrit dans la durée ».

Pour finir, il a tenu à faire savoir que la contribution de sa fondation doit être perçue comme la volonté de l’acteur extérieur d’aider un partenaire à se remettre d’une crise qui a divisé le pays. Débuté en 2017, le rapport a été rédigé sur une période de dix-huit mois. Sur un échantillon de 1291 personnes sur le territoire national, l’étude a retenu douze critères notamment la justice nationale et internationale, la coexistence pacifique des communautés, le dialogue politique et l’identification des victimes.

Roxane Ouattara