Discussions autour de la réforme de la CEI

Déclaration de Force aux Peuples sur la .

Le gouvernement a engagé une série de rencontres avec les partis politiques et les organisations de la société civile à l’effet de la réforme de la commission électorale indépendante telle que souhaitée par le Président de la République.

Il faut rappeler que cette décision du Chef de l’Etat fait suite à l’arrêt du 18 Novembre 2018 rendu par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples estimant que la commission électorale indépendante() dans son actuelle composition est discriminatoire envers l’opposition et les candidats indépendants, et qu’il est nécessaire d’œuvrer au rétablissement du droit des citoyens de participer librement à la direction des affaires publiques de leur pays à travers une réellement indépendante .

Aussi, les échanges autour de cette réforme lors des deux rencontres des 21 et 24 janvier 2019 avec des partis politiques et ensuite des organisations de la société civile, suscitent quelques interrogations.

En ce qui concerne le cadre de concertation initié, l’on pourrait se demander sur quelle base ces partis politiques et associations de la société civile ont-ils été désignés à l’effet de participer à ces rencontres ?

Sont-ils suffisamment représentatifs de toutes les sensibilités politiques et sociales pour prétendre décider d’un accord qui engagerait toute la nation ?

De ces deux questionnements, il convient de revenir sur l’objet de ce cadre d’échanges. Il s’agit de définir une nouvelle CEI équilibrée qui créée suffisamment de confiance entre les compétiteurs afin de garantir l’organisation d’élections transparentes et crédibles.

En la matière, il serait insuffisant, voire inexact de réduire la transparence et le crédit du processus électoral au seul fait d’une CEI recomposée.

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En effet, la crédibilité des élections et l’acceptation des résultats par tous sont aussi liées à plusieurs autres facteurs connus de tous, dont :

  • un découpage électoral objectif établi selon les normes cohérentes;
  • une liste électorale prenant en compte l’ensemble du corps électoral et renforcée par un mécanisme d’inscription automatique;
  • de nouvelles pièces d’identité accessibles à toutes les bourses,
  • une sécurité non sélective du processus électoral;
  • un mécanisme de lutte contre le convoyage des électeurs;
  • une ouverture des medias d’Etat à la diversité d’opinion;
  • une CEI indépendante;
  • un conseil constitutionnel au-dessus de tout soupçon;
  • Un gouvernement respectueux des principes démocratiques.

En somme, on pourrait résumer toutes ces questions en la nécessité de la mise en œuvre d’un cadre institutionnel et démocratique d’exercice du jeu politique et électoral. Un tel cadre, un tel environnement qui devrait en principe être le résultat issu d’un consensus national, ne peut être adopté par une seule partie du corps social et politique.

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Non, le faire ainsi nous expose aux petits arrangements connus en Côte d’Ivoire dont l’aboutissement est, ce qui ne marche pas et cette fois ne saurait faire exception, si le Gouvernement ne revenait pas sur son approche.

En tant que parti politique militant en faveur d’un processus électoral transparent et non confligène, Force aux Peuples demande au Chef de l’Etat d’œuvrer de concert avec toutes les forces vives de la nation à un plus large dialogue politique sur notre cadre démocratique, à l’effet de donner à notre Pays la chance d’élections sans violence et sans morts. Notre Pays ne saurait se permettre le luxe d’une autre Guerre.

Nous demandons à tous nos militants, sympathisants et aux populations ivoiriennes dans toutes leurs composantes, d’œuvrer partout où besoin sera, à faire partager cette position.

Travaillons à éviter à notre Pays le pire dans l’intérêt de tous. Et c’est de l’ordre du possible.

Fait à Abidjan, le 08 février 2019.

Le Président du Parti, HLYH