Un accident de la circulation s’est produit, ce lundi 3 septembre 2018, à sur l’axe Tapeyo-Zergbeu. Précisément à deux kilomètres de Zergbeu.

L’on dénombre quelques blessés légers parmi les occupants du véhicule. Le réseau routier ne cesse de se dégrader au grand dam des automobilistes de la . Plusieurs publications avaient été faites dans le sens d’attirer l’attention du ministère de l’Entretien routier sur cette route coupée.

Mais il n’y a pas eu de réaction jusqu’à ce que le pire soit évité ce matin. En effet, avec la forte quantité de pluie qui s’est abattue ces temps-ci, elle s’est affaissée au passage du véhicule selon des témoins. À Soubré, comme dans les autres villes du pays, le constat est le même: les routes ivoiriennes sont dans l’agonie. Depuis quelques mois le réseau routier ivoirien ne fait plus rêver les automobilistes.

« Il faut que les autorités réhabilitent cette route avec des infrastructures de qualité car elle est internationale».

Jadis fierté du pays, les routes sont devenues aujourd’hui un véritable calvaire. « Dans la région de la Nawa, toutes les voies sont dégradées, ce qui endommage les véhicules, surtout les pneus et les amortisseurs », confie un automobiliste. « Il faut que les autorités réhabilitent cette route avec des infrastructures de qualité car elle est internationale».

A lire aussi : Autoroute du Nord : 2 accidents mortels en 2 mois impliquant des cars Utrako

Selon les autorités ivoiriennes, plus de 60% du réseau routier a été dégradé suite à la décennie de crise socio-politique survenue dans le pays. La Côte d’Ivoire s’est engagée dans un vaste programme d’investissements dans les infrastructures routières. L’absence de contrôle lors de la réalisation des ouvrages est la cause principale de ce problème. De plus, l’entretien d’un kilomètre de bitume varie entre 200 et 300 millions de FCFA.

Ce qui est énorme et ce d’autant plus qu’il faut refaire le même bitumage après chaque saison des pluies. Etant donné que l’eau reste le pire ennemi de la route. En plus, les budgets consacrés à certains appels d’offres sont très élevés à cause de la corruption qui gangrène le pays. D’autres pays ont vite compris et ont trouvé une alternative au bitume: le traitement chimique des sols qui permet aux routes d’avoir une durée de vie de plus de 15 ans.

Karina Fofana

4 morts dans un accident de la compagnie Utrako, entre Tiébissou et Yamoussoukro