Trêve sociale : Sidi Touré dévoile le deal caché entre les centrales syndicales signataires et le gouvernement

Sidi Tiémoko Touré, ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement

Le Porte-parole du gouvernement, le ministre , dévoile le deal caché entre les centrales syndicales signataires et le gouvernement sur la trêve sociale.

Le droit de grève demeure un droit garanti en Côte d’Ivoire. Cependant, il faut juste observer quelques excès dans l’application de ces différentes grèves.

Vous vous souviendrez qu’il y a quelques mois, le gouvernement avait convenu avec toutes les parties prenantes du secteur syndical une sorte de mémorandum qui devait préserver l’activité sociale et économique pour une certaine période de grève.

Cela ne veut pas dire que les différents syndicats n’avaient pas la latitude de grever mais ils avaient un cadre d’expression et d’échange avec le gouvernement qui avait été mis en place pour une période de 5 ans.

En contre partie, le gouvernement avait pour initiative à prendre dans le sens du paiement du stock des arriérés. Ce qui est une réalité aujourd’hui. Il faut le relever. Depuis le mois de janvier 2018, ce sont plus de 249 milliards Fcfa qui ont commencé à être payés aux différents syndicats dans le cadre du stock des arriérés.

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Il y a eu aussi la bonification indiciaire qui est passés de 100 à 150 points, selon les requêtes des différents syndicalistes. Il y a eu aussi la majoration pour famille nombreuse. Ceci faisait partie des revendications des syndicats.

C’est une mesure qui coûte près de 21 milliards Fcfa à l’Etat de Côte d’Ivoire. Nous n’oublions pas les précomptes qui sont effectués sur les syndiqués pour le compte des différents syndicats du secteur public. L’une des mesures a été aussi le paiement de 800 millions Fcfa aux différentes centrales syndicales », a-t-il relevé.

Et d’ajouter : « Du côté de l’Etat de Côte d’Ivoire, nous avons respecté tous les termes de notre engagement dans le cadre de cette négociation qui visait à apaiser le climat social pour une certaine durée. Force est de constater que certains syndicats ne respectent pas cette convention de base.

C’est le lieu d’interpeller les signataires de cette convention pour qu’ils puissent parler aux différents syndiqués de leurs organisations pour qu’ils s’y conforment.

Elvire Ahonon

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